L'Albatros (pastiche)

Souvent pour s'amuser les chevaux d'attelage

Prennent d'autres chevaux, rétifs et solitaires

Dont les sombres rayures strient le paysage

Dont le souffle indocile encrasse l'atmosphère


À peine les ont-ils enclos dans leur prairie Que ces équidés fous, inventifs et fougueux

Laissent piteusement leur affable euphorie S'envoler par-delà la couronne des cieux


Cet équidé captif, comme il est malhabile Lui autrefois si vif, qu'il est devenu morne

On le pousse, on le brusque, il demeure immobile

Assommé par trop d'us, de jalons et de bornes

L'albatros, à l'instar de cet être zébré

N'entre dans aucun moule et n'a pas d'uniforme

Animal indocile, épris de liberté

Il n'est plus vraiment lui dès lors qu'il suit des normes




Posts récents

Voir tout